dimanche 2 octobre 2016

Mardi 19 mai 2009 : Saint-André-en-Morvan – le Vieux Dun.

Saint-André-en-Morvan. La place de l’église avec sa fontaine forme l’essentiel du village. L’église aux alentours enherbés renferme une curieuse Nativité que l’on ne pourra pas voir puisque l’édifice est fermé.
L’itinéraire blanc et rouge passe devant un lavoir, descend vers le ruisseau du Saloir. Un moulin aujourd’hui en ruine avait séduit le peintre Corot qui le reproduisit sur un de ses tableaux.
Sur une passerelle vermoulue, le sentier retrouve le département de l’Yonne. Montant à travers bois puis cheminant entre les prés, il contourne une belle mare. Parmi la roselière et les nénuphars, coassent les grenouilles vertes.
Je traverse quelques hameaux de Chastellux-sur-Cure et pénètre à nouveau dans la Nièvre, à la jonction avec le GR de pays Tour du Morvan. Je chemine entre lisières et prairies.
Les genêts sont en fleurs. Des réseaux de fils soyeux tissés dans les haies d’aubépine sont les cocons dans lesquelles ont hiverné les chenilles des papillons hyponomeutes. Elles y vivent encore jusqu’à la métamorphose.
Par une pente abrupte, le sentier dévale sur le lac du Crescent, une retenue utilisée pour la production d’énergie électrique et la régularisation du débit de la Seine. C’est ensuite la grimpée vers Marigny-l’Eglise, dont on aperçoit le clocher de fort loin. J’y retrouve Viviane à 12h40.

Nous cerclons en voiture dans la région avant de trouver un endroit au bord du lac pour nous arrêter. Nous laissons Oscar se baigner, avant que des pêcheurs ne s’installent…

Je reprends mon chemin.
Après le hameau de Crottefou, je gagne un moulin restauré où sur une passerelle je traverse la Cure. Ici la rivière devient plus torrentielle. Au gîte d’étape de la Chaume-aux-Renards, le GRP Tour du Morvan délaisse le GR 13. Une pie-grièche écorcheur s’envole de buisson en buisson dans une friche en bordure de forêt. 


Le paysage change. Les sapins apparaissent sur les hauteurs. Dans le Morvan des lacs, l’altitude croît et les rivières sont plus vives…
En pleine forêt, je découvre le petit étang des Rollets où percent quelques rayons de soleil. Une grosse tanche, hôte des eaux calmes et riches en végétation, nage lentement sous la surface.
Un peu plus loin, le ruisseau de Saint-Marc serpente dans les prés. Après une dernière montée sous les arbres puis entre deux haies, je retrouve à 17h50 Viviane au Vieux Dun, un hameau bâti sur une arête (481 m) où jadis s’éleva un oppidum des Eduens.

Cherchant un endroit où passer la nuit, nous arrivons à 18h30 au petit camping municipal de Saint-Brisson, au bord de l’étang Taureau.

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